Récit d’accouchement- Audrey, Levi & Jaxson Charbonneau

Récit d’accouchement- Audrey, Levi & Jaxson Charbonneau

**J’écris ce récit en « nous », en l’honneur d’avoir porté la vie en moi, d’avoir partagé mon corps pour créer un petit être.

 

C’est à 40.4 semaines de cohabitation que toi, mon petit cœur, tu as décidé que c’était maintenant LE moment de se rencontrer, le 11 juin 2021.

 Avant que tu t’installes dans le creux de mon bedon, tes frères et sœurs t’avaient préparé cette petite place afin que tu sois bien. Et oui mon cœur, au ciel nous avons deux petits envolés partis trop tôt. Ces deux petits anges en haut te guident, te surveillent, t’accompagnent, ils sont là dans ton petit cœur, dans le cœur de papa et maman. Ne l’oublie jamais.

Pendant 40.4 semaines, tu t’es laissé bercer au rythme de mes battements de cœur.
Pendant 40.4 semaines tu t’es développé en parfaite santé. 
Pendant 40.4 semaines, tu t’es fait désirer et tellement aimer.

C’est lors de notre première échographie à 8 semaines, que nous avons su que tu t’étais bien installé, que ton petit cœur battait et que notre DPA était prévue pour le 7 juin. Papa et maman ont eu la chance de te voir souvent à l’écran et déjà, tu nous impressionnais avec des petits mouvements de bras et tes petits coups de pieds. Tu étais si beau mon bébé! Je pouvais déjà m’imaginer les petits traits de ton visage.

En matinée du 7 juin, maman avait son dernier suivi. Tu étais si bien au chaud. Aucun travail de commencé, même pas une mini sensation de « fausses » contractions. On me donnait alors une date de provocation, soit une semaine plus tard. Afin de faire sûr que tu étais toujours bien dans mon bedon et que tu avais assez de liquide, le médecin nous a envoyé passer une dernière échographie le 10 juin. Il faut le dire, tu étais bien au chaud dans mon bedon, donc aucune presse, on attend au 14 juin pour nous provoquer.

De retour à la maison, maman a perdu son bouchon muqueux. Est-ce que je rêvais ou il y avait un « début » de travail qui allait peut-être commencer… J’avais le cœur emballé de savoir que dans les prochains jours tu arriverais ENFIN. En après-midi, nous sommes allés en bateau, papa s’amusait en sea-doo et toi tu te laissais bercer par la vitesse des vagues, un vrai petit culbuteur dans mon bedon. Maman va toujours s’en souvenir

 …

23h30, je me suis réveillée, car tu pesais sur ma vessie et je n’arrivais plus à fermer l’œil. Je suis allée à la salle de bain, mais ça coulait encore… Qu’est-ce qui se passait? Je suis descendue à la cuisine pour ne pas réveiller ton papa. Je n’étais pas certaine, mais je crois que je perdais mes eaux. Difficile à dire ce n’était que quelques gouttes.

00h10, 11 juin, j’ai téléphoné à l’hôpital et on m’a demandé de m’en venir afin de vérifier si ma poche était percée. J’ai réveillé ton papa et on a quitté en direction de Montfort. On m’a examiné et tout de suite on m’a annoncé que la poche qui te gardait bien au chaud était fissurée. Étant positive au streptocoque on devait me garder, pour m’administrer une médication afin de te protéger. Papa nous a rejoint à la chambre. Aucune dilatation, aucun effacement du col. Tu savais comment te faire attendre. Maman avait de grosses douleurs, elle contractait aux 1 minutes et moins. Le médecin m’avait offert des choix afin de diminuer la douleur. Maman a refusé et a tenté de prendre des bains et de faire du ballon. Il était rendu 10h30, maman n’en pouvait plus, la douleur était intense et les contractions étaient trop rapprochées, j’en avais même été malade. Le médecin m’avait offert l’épidurale. J’ai tenté de la refuser, mais à ce moment j’ai vu les yeux de ton père, qui me regardait avoir mal et qui se sentait impuissant. J’ai accepté l’épidurale. J’ai été soulagée en moins de 5 minutes.

C’est à 40.4 semaines, autour de 16h30 qu’on m’a donné le GO pour pousser, car j’étais enfin ouverte à 10 et effacé complètement. Tu étais si fort mon cœur, ton petit cœur battait bien, il n’a jamais ralenti. J’ai tout tenté pour te sortir, mais le positionnement de ta tête rendait le tout difficile. On a essayé de maintenir ta tête tournée lorsque je poussais, mais tu la retournais. Je poussais à chaque contraction inscrite sur le tracé. Je ne sentais rien, je n’avais aucune douleur. « À GO mon cœur je pousse et tu sors », c’est ce que je me disais dans ma tête. Après une durée d’environ 4h00 à tenter de te sortir, on s’est rendu à l’évidence que nous avions besoin d’un peu d’aide. On devait aller en césarienne pour ENFIN te sortir.

…En vous écrivant ces lignes, je pleure, j’ai une boule d’émotions qui remonte en moi, le cœur me serre….

Je me souviendrai toujours…J’étais installée sur la table, les jambes dans les étriers car il y avait une possibilité de devoir repousser ta petite tête vers l’intérieur. Papa était là, près de moi, prêt à te rencontrer.

 Tout ce qu’on entendait pendant ce moment :
 «Audrey, d’ici quelques minutes tu auras ton bébé »
« Il est bien pris, j’arrive pas à le sortir, on va devoir repousser sa tête »
« POP » 

Heure de naissance : 20h42

…. Pas un son, aucun pleure…
« Appelez en néo, on va avoir besoin d’une infirmière en salle d’op»

J’ai regardé ton papa, j’étais inquiète, qu’est-ce qui se passait? Je ne sentais plus mon bas de corps, tu ne pleurais pas, une équipe médicale de néonatologie est arrivée rapidement…J’ai obligé ton papa à rester avec toi peu importe.

Je t’ai entendu pleurer après 1 minute, j’étais soulagée! On t’a déposé sur moi. On se rencontrait enfin.

Jaxson Charbonneau, né le 11 juin 2021 à 20 :22, 7lbs et 15 oz.
À mon fils, mon amour inconditionnel, tu as laissé une marque de ta naissance sur ma peau. Cette marque que je porte au bas du ventre me rappelle chaque jour cette chance immense que j’ai eu de pouvoir porter la vie.

Merci.
De tout mon cœur, de tout mon amour

Ta maman


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